jeudi 30 août 2018

Le voyageur et le touriste

Cela peut sembler être une séparation des cheveux, mais il y a de grandes différences entre être un voyageur et être un touriste. Être un voyageur, c'est un peu comme faire partie d'une loi newtonienne: un voyageur en mouvement reste en mouvement, yada yada yada. Tout en étant touriste, c'est un peu comme si vous vous plaçiez intentionnellement quelque part pour dire que vous y étiez. Vous voulez un voyageur? Voir si le ci-dessous sonne vrai en premier. Vous rêvez de votre prochain voyage pendant votre trajet du matin. Voyage solo est votre confiture. (Lisez ceci si vous avez besoin d'un coup de pouce pour franchir le pas et faire cavalier seul.) Vous ne seriez pas surpris en train de faire ça. Comme toujours. Ou ca. Vous l'aimez tellement, vous en avez fait votre métier. Le mal du pays arrive, nous le savons. Mais vous ne vous rendez pas compte que vous allez au McDonald's / Starbucks / Pizza Hut le plus proche. Vous comprenez que tout l'argent ne ressemble pas à des dollars américains. En tant que tel, vous ne vous référez pas à la devise étrangère comme "jouez de l'argent". C'est vrai. Très réel. Vous prévoyez des voyages que vous ne prenez pas pour le plaisir. Vous avez des cartes cachées sur vos murs / dans votre porte-monnaie / tiroir de sous-vêtements des endroits préférés. Votre photo de couverture Facebook est une destination que vous aimez / que vous venez de récupérer. Votre téléphone a la météo et le fuseau horaire de vos endroits préférés juste parce que vous aimez savoir. Vous savez dire "bonjour / au revoir et merci" dans beaucoup de langues. Vous nommez les villes par les codes d’aéroport, alias CDG, LHR, ORD. Votre passeport est votre objet personnel préféré. Les photos Instagram des vacances de votre ami sur les plages mexicaines ne sont pas vraiment dans votre livre. Vous rationalisez les voyages comme "bien, c'est un mois d'électricité" ou "je ne peux pas regarder" la patrie "cette saison" alors vous pouvez vous permettre vos aventures. Les résolutions de votre nouvelle année comprennent toujours les lieux que vous souhaitez visiter l’année prochaine. Des amis viennent à vous pour des conseils d'emballage. Vous n'êtes jamais allé quelque part «juste pour le cocher sur la liste». Vous savez comment passer la sécurité en un minimum de temps. Vous êtes spontané Nous ne savons pas ce que vous faites dans la vie, mais nous savons que vous avez probablement besoin d’une pause. Et, presque à la moitié de l’année, nous vous mettons au défi (oui - occupé, surchargé de travail, vous avez des difficultés financières) à #TakeABreak. Au cours du mois de juin, nous vous aiderons à déterminer le nombre de jours de vacances dont vous disposez, à savoir où aller et à planifier un voyage que vous pouvez réellement vous permettre. Pour 30 jours de conseils de voyage, de vols pas chers, d'idées de vacances et de nombreux voyages, inscrivez-vous à notre plan d'action. Davantage d'information sur l'organisateur du voyage groupe en surfant sur le site web de l'organisateur.

mercredi 22 août 2018

Politiques de stocks stratégiques en Chine, au Japon, en Corée du Sud et aux Etats-Unis

En plus de leurs politiques d’économie circulaire, ou comme partie intégrante de ces politiques, plusieurs grandes puissances économiques ont mis en œuvre des politiques de stockage substantiel d’un certain nombre de matières jugées stratégiques. C’est le cas à la fois de deux grands pays miniers, la Chine et les Etats-Unis, et de deux pays très dépourvus en ressources souterraines, la Corée du Sud et le Japon. Les politiques de stockage sont mises en œuvre dans ces pays principalement par la puissance publique, opérant au travers d’administrations ou d’entreprises publiques. Ainsi, en Chine, c’est le Chinese State Reserve Bureau qui est responsable des stocks stratégiques, à l’intérieur de la National Development and Reform Commission. La direction par Pékin ne semble cependant pas exclure la participation des gouvernements régionaux. La politique japonaise est définie par le ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie (METI) et mise en œuvre par la Japan Oil, Gas and Metals National Corporation (JOGMEC). On observe en Corée un partage des rôles, selon le type de ressources, entre le Public Procurement Service (PPS) et l’entreprise minière publique, Korea Resources Corporation (KORES). Enfin aux Etats-Unis, c’est une administration nommée aujourd’hui Defense Logistics Agency Strategic Materials (DLA Strategic Materials) qui, sous des appellations successives, est responsable des stocks stratégiques depuis l’immédiat après-guerre. Le partage des rôles entre administration d’Etat et entreprises publiques n’est pas toujours facile à apprécier. Les stocks stratégiques constitués par KORES se retrouvent dans les comptes publiés par cette entreprise sous l’appellation Minerals held for reserve, et forment l’essentiel de ses stocks. Dans l’analyse que nous avons menée des comptes de Kores sur les dernières années, on trouve la trace de financements d’Etat sous la forme de remboursements partiels des achats de minéraux effectués par l’entreprise publique.

lundi 4 juin 2018

Une heure en ballon

En général, je suis un lève-tard. Mais le week-end dernier, je me suis exceptionnellement forcé à me lever au petit matin. C'est que cette journée-là n'était pas comme les autres. Une heure plus tard, j'allais en effet à réaliser un vol en montgolfière à Nantes. Excité comme un gosse le premier jour des grandes vacances, je me suis donc rendu au point de rendez-vous alors que le ciel était encore noir. Le choix de l'heure n'était pas de mon fait. Un ballon est en réalité soumis aux conditions météorologiques. Quand le soleil se manifeste, il chauffe l'air et engendre de ce fait des courants d'air qui rendent les vols dangereux. Pour y échapper, les montgolfières ne volent donc qu'aux premières et dernières heures du jour. Une fois arrivés, nous avons aidé à décharger le matériel, puis regardé l'aérostier faire les préparatifs avant de gagner la nacelle lorsque tout a été prêt. Un vol en montgolfière n'a rien à voir avec un voyage en avion. Par exemple, on sait d'où l'on part, mais jamais où on arrive : la montgolfière se laisse seulement porter par le vent, un peu par hasard. Le ballon a vite pris de l'altitude, et nous avons bientôt été à plusieurs centaines de mètres d'altitude. Le vent nous conduisait tranquillement en direction du nord. Le spectacle était véritablement fabuleux. La brume du matin recouvrait le monde comme un drap. Seuls les plus hauts édifices affleuraient au-dessus de cette mer de brume. Peu à peu, le brouillard s'est évaporé et le tableau nous est apparu dans toute sa beauté. Dans la nacelle, on n'entendait plus que le brûleur de l'aérostat : tout le monde était scotché face à tant de beauté. Parfois, les habitants nous faisaient de grands signes depuis la rue lorsque nous passion au-dessus d'une agglomération. Une heure plus tard, notre pilote a finalement cherché un coin pour nous poser. Nous avons fini par atterrir au beau milieu d'un pré, et le propriétaire est venu nous saluer. Tout le monde était ravi. C'était un pur moment de bonheur. Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez jeter un oeil sur le site par lequel je suis passé pour ce vol en montgolfière. Mon escapade a eu lieu à Nantes, mais beaucoup d'autres destinations sont apparemment possibles ! A lire sur le site de cette expérience de baptême en montgolfière.

mardi 29 mai 2018

L'impact des énergies renouvelables marines

La connaissance des impacts environnementaux constitue une dimension essentielle de l’insertion des équipements d’EnRM dans les zones côtières. Celles-ci sont le siège d’un grand nombre d’usages concurrents qui exploitent, eux aussi, les ressources physiques et biologiques du milieu marin. Une bonne gestion de ces usages dépend d’une analyse de leurs impacts. En l’occurrence, les impacts environnementaux sont particulièrement difficiles à évaluer car il n’y a pas assez de retour d’expérience (hors éolien et marémoteur), surtout sur les effets cumulatifs, les technologies étant au stade de prototype. Par ailleurs, les perturbations du milieu risquent d’être englobées dans la variabilité générale, notamment celle entraînée par le changement climatique à l’horizon 2030. Il est avéré que la technologie marémotrice avec barrage dans un estuaire altère le fonctionnement de l’écosystème. Pour les autres technologies envisagées, il n’est possible que de faire des hypothèses sur les risques possibles. L’exploitation de courants permanents pourrait modifier ces flux et les mouvements sédimentaires qui leur sont liés. L’exploitation extensive de microalgues, si elle n’est pas faite avec précaution, pourrait conduire à une prolifération incontrô- lée de ces microorganismes. En revanche, l’installation de structures en mer (lagon, éoliennes…) peut créer un effet « récif » sur des fonds sableux et favoriser la présence de poissons, voire la constitution d’écosystèmes originaux. Les impacts écologiques des lagons artificiels marémoteurs restent à étudier. Les connaissances sur l’évolution des écosystèmes associés aux infrastructures progresseraient comme le montre l’amélioration des connaissances ornithologiques marines permise grâce aux études d’impact et aux suivis réalisés sur les premiers parcs éoliens marins (cf. expérience danoise). En conséquence, il apparaîtra une demande soutenue sur les impacts des différentes technologies sur le milieu, avec des interrogations spécifiques pour les systèmes hybrides, pour lesquels on peut anticiper des effets croisés et non additifs, comme par exemple pour la combinaison éolien/houlomoteur ou thermique/biomasse.

vendredi 11 mai 2018

Les pensées de l'anachronique

Traitez-moi d'anachronique, mais j'aime, aujourd'hui encore, m'accorder un moment loin de mon téléphone. Partir en promenade pendant quelques heures en le laissant derrière moi. C'est encore dans ces moments que je réfléchis le mieux, le plus posément : loin de l'agitation des mondes électroniques, où l'on est prié de réagir instantanément aux événements, sous peur d'être déjà dépassé.
Ce blog, en fait, je le  voudrais volontairement dépassé : je voudrais revenir ici sur les événements de l'actualité, non présente, mais passée. Oh, je ne parle pas d'étudier le siècle passé, non plus. Seulement de réfléchir à l'actualité des semaines ou des mois précédents. Mais à notre époque électronique, autant dire que cela revient à étudier le siècle passé ! ^^
Alors assumons ce rôle d'historien improvisé et revenons ensemble sur l'actualité trop vite dédaignée. Car à force d'aller trop vite, il n'est pas rare qu'on passe à côté de choses importantes...